Janvier 2007 (Ianuarius MMDCCLX a.u.c.)  
P. Memmio Albucio praeside
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Ratisbonne, le musée historique

Salvete Omnes,

Dans un ancien monastère, ce musée accueille une section romaine particulièrement riche, qui vaudrait à nombre de villes françaises un musée à part entière.

Avant d'accueillir la diète du Saint Empire romain germanique et d'y voir officier l'actuel souverain pontife, Ratisbonne fut l’une des principales villes frontières de l’empire romain lors de son extension maximale en Germanie.

La ville se dresse au confluent du Danube et de la Regen. Cette vallée du Dungau est le passage naturel, quand on vient de Vénétie par les cols de Styrie, vers le cœur de l’Allemagne.

Ratisbonne (Ratis-bona) fut d’abord celte avant d’accueillir une population germaine. Sise à la frontière danubienne des Vindéliques, Ratisbona ne semble avoir été investie par Rome que vers 80 ap. J.C., sous Titus.

La «römerzeitliche Abteilung» nous offre plusieurs vastes salles qu’éclaire, comme souvent en Allemagne, un évident souci pédagogique.

La première salle est, autour de l’inscription monumentale de fondation du camp de légionnaires en 179, consacrée à la vie militaire, avec plans, fidèles maquettes, stèles, monnaies, uniformes, et autres objets de la vie du soldat (auxiliaire ou légionnaire) qui semblent quasi-neufs.

 


La salle suivante traite du commerce et des technologies et atteste que Ratisbonne accueillait, grâce à son commerce fluvial et à sa géographie, des produits aussi variés et lointains que des huîtres de l’Atlantique, de l’ambre de la Baltique ou des produits du Portugal et même d’Arabie.

Une salle dédiée à la maison et à la cuisine romaines, offre une belle reconstitution, à l’échelle et en coupe, d’une petite domus.

La salle suivante, consacrée à la religion, montre qu’à Ratisbonne comme en Gaule, les soldats et habitants firent coexister dieux romains et locaux. Une partie importante de la salle traite, avec statues, maquettes et inscriptions, du culte de Mercure.

La dernière partie de la section romaine évoque les cultes aux morts avec, là aussi, de nombreux objets, statues, ex-votos et inscriptions.

La visite de cet excellent musée - compter deux heures pour l’amateur - est donc vivement recommandée. Pour ma part, c’est l’un des cinq meilleurs musées romains, sur le plan didactique, que j’ai visités.

Dachauplatz, 2-4, t° 09.41/5.07.14.20 ou 07.24.48 -
ouv. du ma. au di. de 10 à 16 h en continu sauf 1er jv, ve de Pâques,
1er mai et nov., 24-25 et 31 déc. - 2,20 euros.


Publius Memmius Albucius

© Quirites 2007
   

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